Lexique technique
Glossaire
Les 51 termes techniques utilisés sur ce site, regroupés par grande catégorie. Pour les sigles, le sigle développé est donné en premier. Pour les régimes de retraite, les paramètres officiels 2026 sont indiqués quand applicable.
Retraite
- AGIRC-ARRCO
- L'AGIRC-ARRCO (Association générale des institutions de retraite des cadres - Association des régimes de retraite complémentaire) est le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé. Fondé sur un système de points, il complète la retraite de base de la Sécurité sociale. Chaque salarié accumule des points selon ses cotisations. À la retraite, ces points sont convertis en pension mensuelle. En 2026, la valeur du point s'élève à environ 1,35 euro. Ce régime concerne environ 12 millions de salariés actifs et 6 millions de retraités.
- ASPA
- L'ASPA (Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées) est une aide sociale versée par l'État aux retraités ayant de faibles ressources. Aussi appelée « minimum vieillesse », elle garantit un revenu minimal aux personnes de 65 ans ou plus. Le montant mensuel atteint environ 916 euros en 2026 pour une personne seule. Cette allocation complète les autres pensions de retraite insuffisantes. Vous la rencontrez lors de demandes auprès de votre caisse de retraite ou des services sociaux départementaux si vos revenus restent modestes.
- CARMF
- La CARMF (Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France) est l'organisme de retraite obligatoire des médecins libéraux exerçant en France. Elle gère les cotisations et les allocations de retraite de base pour environ 100 000 praticiens. Fondée en 1947, la CARMF fonctionne selon le régime par répartition. Les médecins y cotisent tout au long de leur carrière professionnelle pour constituer leurs droits à pension. Cet organisme s'adresse aux médecins généralistes, spécialistes et chirurgiens exerçant en libéral ou en pratique mixte.
- CARPIMKO
- CARPIMKO, l'acronyme de Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Kinésithérapeutes, Masseurs-Kinésithérapeutes, Orthophonistes et Orthoptistes, est le régime de retraite obligatoire pour ces professionnels exerçant en libéral. Cet organisme gère les cotisations sociales et le versement des pensions de retraite. Les professionnels cotisent régulièrement tout au long de leur carrière pour constituer leurs droits à pension. CARPIMKO concerne environ 550 000 affiliés. Vous y êtes confronté dès l'installation en libéral, lors des déclarations fiscales annuelles et à l'approche de la retraite.
- Carrière longue
- La carrière longue est un dispositif de retraite anticipée permettant aux salariés ayant commencé à travailler avant 16, 18, 20 ou 21 ans de partir plus tôt. Ce régime reconnaît les années de cotisation accumulées durant une longue vie professionnelle. Pour en bénéficier, il faut justifier d'une durée d'assurance minimale (environ 168 trimestres) selon l'année de naissance. Les demandes s'effectuent auprès de la caisse de retraite. Ce dispositif concerne principalement les salariés du secteur privé ayant débuté très jeunes en apprentissage ou en emploi régulier.
- CNBF
- La CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français) est l'organisme de retraite obligatoire des avocats libéraux. Elle gère les cotisations et pensions de plus de 45 000 professionnels du barreau français. La CNBF fonctionne selon un système par répartition et propose des prestations de retraite de base et complémentaire. Les avocats en exercice cotisent régulièrement et consultent la CNBF pour les informations relatives à leurs droits à la retraite, leurs relevés de carrière ou le calcul de leur pension.
- CNRACL
- La CNRACL (Caisse Nationale de Retraite des Agents des Collectivités Locales) gère les régimes de retraite des agents non-titulaires et agents contractuels des collectivités territoriales et des établissements hospitaliers publics. Elle verse des pensions à près de 800 000 bénéficiaires. Vous la rencontrez si vous travaillez en tant qu'agent contractuel dans une mairie, un conseil départemental, une commune ou un hôpital public. La CNRACL fonctionne par répartition, selon le système par points depuis 2025, intégré au régime universel de retraite.
- Cumul emploi-retraite
- Le cumul emploi-retraite désigne la possibilité de reprendre une activité professionnelle tout en percevant sa pension de retraite. Ce dispositif s'adresse aux retraités souhaitant continuer à travailler, sans limitation de revenus depuis 2023. Les cotisations sociales versées pendant cette période n'augmentent pas la retraite, mais ouvrent droit à une majoration de 10 % à partir de 65 ans. Les salariés du secteur privé et les travailleurs indépendants peuvent en bénéficier après liquidation complète de leur retraite de base.
- Décote
- La décote est une réduction du montant de la pension de retraite appliquée par la CNAV (Caisse nationale d'assurance vieillesse) lorsqu'un assuré prend sa retraite sans justifier du nombre de trimestres cotisés requis. Le taux de décote s'élève à 1,25 % par trimestre manquant, avec une réduction maximale plafonnée à 25 %. Cette pénalité s'ajoute aux conditions d'accès à la retraite et concerne les salariés du secteur privé. Elle représente un enjeu majeur pour les travailleurs envisageant un départ anticipé.
- Minimum contributif (MICO)
- Le minimum contributif (MICO) est une pension minimale garantie par la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) pour les salariés ayant validé une carrière complète. Il assure un revenu de retraite minimum, indépendamment des cotisations versées. En 2026, le MICO s'élève à environ 645 euros mensuels. Ce dispositif s'applique automatiquement à la liquidation de la retraite si le montant calculé reste inférieur au minimum. Les salariés du secteur privé y sont généralement exposés en fin de carrière professionnelle.
- MSA
- La Mutualité Sociale Agricole (MSA) est l'organisme de protection sociale des travailleurs du secteur agricole en France. Elle gère la retraite, l'assurance maladie et les allocations familiales pour environ 4 millions d'affiliés, tant salariés qu'exploitants agricoles. La MSA fonctionne comme une caisse de sécurité sociale spécialisée, regroupant plusieurs régimes. Les agriculteurs et leurs salariés la rencontrent lors de l'immatriculation professionnelle, du calcul des cotisations sociales et de la demande de retraite. Elle joue un rôle crucial dans la couverture sociale spécifique au monde rural.
- MSA RCO
- La MSA RCO (Mutualité Sociale Agricole – Régime Complémentaire Obligatoire) est le système de retraite complémentaire obligatoire pour les non-salariés agricoles (exploitants, associés). Géré par la MSA, il complète le régime de base en fonction du revenu professionnel. Les cotisations 2026 varient selon l'activité agricole exercée. Ce régime s'adresse aux agriculteurs, éleveurs et autres professionnels du secteur agricole lors de la constitution de leur dossier retraite ou durant leur activité professionnelle agricole.
- PASS
- Le PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) est un montant de référence fixé chaque année qui sert de base de calcul pour les cotisations et prestations sociales. En 2026, le PASS s'élève à 48 060 €. Ce seuil détermine notamment les cotisations patronales et salariales, les allocations familiales, et le calcul de certaines prestations de retraite. Les salariés, indépendants et employeurs le rencontrent régulièrement lors du calcul de leurs contributions à la Sécurité Sociale. C'est un élément clé de la paie et de la gestion administrative des droits sociaux.
- Pension de réversion
- La pension de réversion est une allocation versée au conjoint survivant après le décès d'un assuré social. Elle représente une fraction de la pension que le défunt percevait ou aurait perçue. Le taux varie selon le régime : 54 % au régime général de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) et 60 % pour les salariés du secteur privé au régime complémentaire AGIRC-ARRCO. Des conditions d'âge et de mariage s'appliquent. Cette prestation garantit une protection financière au survivant et intervient dans le cadre du droit à la retraite.
- RAFP
- La RAFP (Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) est un régime de retraite complémentaire obligatoire pour les agents de la fonction publique. Elle fonctionne par points accumulés au fil de la carrière, financée par des cotisations patronales et salariales (environ 5% du salaire). Ce régime s'ajoute à la retraite de base et permet d'améliorer les pensions. Tous les agents titulaires et contractuels de la fonction publique d'État, territoriale ou hospitalière la cotisent automatiquement.
- SAM
- Le SAM (Salaire Annuel Moyen) correspond à la moyenne des salaires bruts annuels des 25 meilleures années de carrière, utilisée pour calculer la pension de retraite à la CNAV (Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse). Ce calcul s'applique aux salariés du régime général. La pension annuelle équivaut à 50 % du SAM pour une carrière complète. Vous rencontrerez ce terme sur votre relevé de carrière, lors de simulations de retraite, ou en consultant les services de la CNAV avant votre départ à la retraite.
- SSI / RCI
- La Sécurité Sociale des Indépendants (SSI) gère l'assurance maladie, maternité et invalidité des travailleurs indépendants. Le Régime Complémentaire des Indépendants (RCI) ajoute une couverture retraite supplémentaire à celle du régime obligatoire de base. Ces deux dispositifs garantissent une protection sociale aux artisans, commerçants et professionnels libéraux. Les cotisations 2026 varient selon les revenus professionnels. Vous les rencontrez lors de l'immatriculation d'une activité indépendante ou lors du calcul de vos droits sociaux et retraite.
- Surcote
- La surcote est un mécanisme d'augmentation de la pension de retraite. Elle s'applique lorsqu'un assuré continue de travailler au-delà de l'âge légal et du nombre de trimestres requis pour obtenir le taux plein. Pour chaque trimestre supplémentaire validé, la pension augmente de 1,25 %. Par exemple, quatre trimestres additionnels représentent une majoration de 5 %. Ce dispositif incite à prolonger l'activité professionnelle et bénéficie aux salariés du régime général, ainsi qu'à certains régimes spécialisés. Il s'applique au moment du départ en retraite.
- Taux plein
- Le taux plein est le pourcentage maximum de la pension de retraite auquel un assuré a droit. Pour un salarié du secteur privé affilié à la CNAV (Caisse nationale d'assurance vieillesse), il représente 50 % du salaire annuel moyen. Dans la fonction publique, il correspond à 75 % du traitement indiciaire. Ce taux est appliqué à condition d'avoir atteint l'âge légal de retraite ou de justifier du nombre de trimestres cotisés requis. Vous rencontrerez ce terme lors de la consultation de vos droits à la retraite ou dans les correspondances de votre caisse de retraite.
Référentiel
- Appellation ROME
- L'Appellation ROME est le libellé officiel d'un métier, associé à un code ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et Emplois). Ce répertoire, géré par Pôle emploi, classe environ 13 000 appellations regroupées en 532 familles métiers. Chaque appellation décrit précisément un poste : ses tâches, compétences requises et conditions de travail. Vous rencontrez ces appellations dans les offres d'emploi, les fiches de formation professionnelle et les consultations avec des conseillers Pôle emploi, qui les utilisent pour orienter et matcher candidats-postes.
- Code ROME
- Le Code ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) est un identifiant national composé d'une lettre suivie de quatre chiffres, créé par Pôle emploi. Il classe les métiers français de manière standardisée : la lettre représente le domaine professionnel, les chiffres identifient le métier spécifique. Plus de 700 codes ROME coexistent actuellement. Vous le rencontrerez dans les offres d'emploi, les bilans de compétences, la formation professionnelle et les analyses du marché du travail. Il facilite l'appariement entre demandeurs d'emploi et postes disponibles.
- ESCO
- ESCO (European Skills, Competences and Occupations) est un référentiel européen développé par la Commission européenne qui recense et classifie les métiers, compétences et qualifications utilisées sur le marché du travail. Il contient environ 13 900 compétences et 2 900 professions cataloguées. Ce thésaurus multilingue sert de norme commune pour harmoniser les données professionnelles entre les États membres. Les utilisateurs le rencontrent principalement dans les outils d'orientation professionnelle, les CV numériques, les offres d'emploi en ligne et les systèmes de gestion des ressources humaines visant l'interopérabilité européenne.
- FAP
- Les Familles Professionnelles (FAP) sont un référentiel statistique élaboré par la DARES (Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques) qui regroupe les métiers en catégories homogènes. Elles constituent une agrégation des codes ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) et de la PCS (Profession et Catégorie Socioprofessionnelle). Le système compte 23 familles professionnelles principales, couvrant l'ensemble des secteurs d'activité. Les utilisateurs rencontrent ce référentiel dans les études d'emploi, les analyses de marché du travail et la documentation statistique des ministères du Travail et de l'Éducation.
- ISCO-08
- ISCO-08 est la Classification internationale type des professions élaborée par le Bureau international du Travail (BIT). Entrée en vigueur en 2008, elle structure plus de 400 métiers en quatre niveaux hiérarchiques, du plus général au plus spécialisé. Ce référentiel harmonise la description des professions à l'échelle mondiale pour faciliter les comparaisons statistiques. En France, vous la rencontrerez dans les études d'emploi, les analyses de marché du travail et les bases de données professionnelles internationales, notamment lors de recherches cross-border ou de mobilité européenne.
- NAF
- La NAF (Nomenclature d'Activités Française) est un système de classification officiel utilisé pour identifier et catégoriser les secteurs d'activité des entreprises. Créée par l'INSEE, elle compte environ 730 codes d'activité organisés hiérarchiquement. Contrairement aux métiers, la NAF décrit *ce que fait l'entreprise*, non les postes occupés. Vous la rencontrez lors de la création d'une entreprise, dans les statistiques économiques ou les offres d'emploi. Elle détermine les cotisations patronales et obligations légales applicables.
- PCS 2020
- La PCS 2020 est la nomenclature des Professions et Catégories Socio-professionnelles de l'INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques). Elle classe les activités professionnelles françaises en 311 postes détaillés, organisés en dix grands groupes. Mise à jour en 2020, elle remplace la précédente classification datant de 2003. Vous la rencontrerez dans les enquêtes statistiques nationales, les études d'emploi, les offres d'emploi standardisées et les analyses du marché du travail. C'est le référentiel officiel utilisé pour harmoniser les données professionnelles en France.
- ROME
- Le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois (ROME) est la nomenclature officielle de France Travail classifiant les métiers et emplois français. Il regroupe environ 700 métiers organisés en 14 familles professionnelles. Chaque fiche ROME détaille les activités principales, les compétences requises et les conditions de travail. Vous rencontrez le ROME en consultant les offres d'emploi sur france-travail.fr, lors de recherches de formation professionnelle, ou dans les bilans de compétences. C'est l'outil de référence pour l'orientation et la gestion des ressources humaines.
- ROME 4.0
- ROME signifie Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois. ROME 4.0 est la version actuelle de ce référentiel national, mise à jour en mars 2023 et gérée par France Travail (anciennement Pôle emploi). Elle répertorie 1 584 fiches métier détaillées, structurées par domaines d'activité. Chaque fiche décrit les activités principales, les conditions de travail et les formations requises. Les demandeurs d'emploi, les conseillers en orientation et les recruteurs consultent ROME 4.0 pour identifier les métiers, actualiser leurs compétences ou affiner une recherche professionnelle.
Formation
- Apprentissage / alternance
- L'apprentissage, ou formation en alternance, combine l'enseignement théorique en centre de formation et la pratique professionnelle en entreprise. L'apprenti signe un contrat de travail spécifique, généralement pour 1 à 3 ans, selon le diplôme visé. Ce dispositif concerne environ 700 000 jeunes en France et s'adresse principalement aux 16-29 ans, bien que des dérogations existent. L'alternance permet d'acquérir une qualification reconnue tout en gagnant un salaire. On la rencontre dans tous les secteurs : bâtiment, commerce, santé, services.
- Bilan de compétences
- Le bilan de compétences est une démarche d'analyse personnelle permettant à un salarié ou demandeur d'emploi d'identifier ses aptitudes, connaissances et motivations professionnelles. Financé par le Compte Personnel de Formation (CPF), il facilite la réorientation ou la validation de projet professionnel. Cette prestation, d'une durée moyenne de 24 heures, est réalisée par des organismes agréés. En 2026, le CPF dispose d'une enveloppe de 500 euros annuels pour les salariés. Le bilan s'effectue à l'initiative de l'intéressé, lors d'une transition de carrière ou d'un doute professionnel.
- CPF
- Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un droit individuel permettant à tout salarié d'accumuler des crédits formation tout au long de sa carrière. Chaque année, 500 euros sont crédités (plafond de 5 000 euros), utilisables pour financer des formations certifiantes ou diplômantes. Accessible via la plateforme moncompteformation.gouv.fr, le CPF peut être mobilisé à l'initiative du salarié ou en accord avec l'employeur. Il s'adresse particulièrement aux demandeurs d'emploi et aux salariés souhaitant développer leurs compétences ou se reconvertir.
- France Compétences
- France Compétences est l'établissement public national chargé de gérer et d'actualiser le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP). Créée en 2019, elle pilote la politique de certification des compétences en France et finance environ 3 milliards d'euros de formation annuels. Vous la rencontrez lors de recherches sur les formations reconnues, l'accès à des aides à la formation professionnelle, ou lors de validation d'acquis d'expérience. Elle garantit que les certifications répertoriées correspondent aux besoins réels du marché du travail.
- NIV3
- Le NIV3 correspond au niveau 3 du Cadre européen des certifications (CEC), équivalent en France aux diplômes de CAP (Certificat d'aptitude professionnelle) et BEP (Brevet d'études professionnelles). Il valide une formation professionnelle de courte durée, généralement 2 à 3 ans après la classe de 3e. À ce niveau, le titulaire maîtrise les compétences pratiques essentielles d'un métier spécifique et peut exercer en autonomie sous supervision. Environ 300 000 apprenants suivent une formation menant au CAP chaque année en France. Vous rencontrerez cette qualification lors de recrutements pour des postes d'ouvrier qualifié ou d'employé spécialisé.
- NIV4
- NIV4 désigne le niveau 4 de la classification européenne des qualifications, correspondant au baccalauréat français. Il représente une qualification de fin d'études secondaires générales ou technologiques. Ce niveau certifie des compétences théoriques et pratiques permettant d'accéder à l'enseignement supérieur ou au marché du travail. Vous rencontrez cette nomenclature dans les offres d'emploi européennes, les programmes de formation et les certifications reconnues au-delà des frontières françaises. Elle facilite la comparabilité des diplômes entre pays membres de l'Union européenne depuis la réforme de 2008.
- NIV5
- Le NIV5 est le niveau de qualification européen correspondant aux diplômes bac+2 français : BTS (Brevet de Technicien Supérieur), BUT2 (Diplôme Universitaire de Technologie deuxième année) et DUT. Il valide une formation professionnelle de deux ans après le baccalauréat. Ce niveau certifie des compétences techniques spécialisées et une autonomie opérationnelle. Vous le rencontrez dans les dossiers de candidature, les appels d'offres ou les référentiels de postes. Il représente environ 15 % des qualifications du marché du travail français et ouvre l'accès à des emplois d'exécution qualifiée ou de technicien.
- NIV6
- Le NIV6 correspond au niveau de formation européen 6, équivalent à une licence universitaire, un BUT (Bachelier Universitaire de Technologie) en troisième année ou un Bachelor. Il valide 180 crédits ECTS et s'obtient généralement après trois années d'études supérieures. Ce niveau certifie une formation généraliste ou spécialisée et prépare à l'entrée sur le marché du travail ou à une poursuite d'études (Master, niveau 7). Vous le rencontrerez dans les universités, écoles d'ingénieurs et établissements privés. Il représente le diplôme de base pour accéder à des postes cadres ou d'expert dans la plupart des secteurs professionnels.
- NIV7
- Le NIV7 correspond au niveau 7 du Cadre européen des certifications (CEC). C'est un diplôme de niveau master ou équivalent d'ingénieur, sanctionnant une formation supérieure longue (bac + 5 minimum). Il reconnaît des compétences avancées, une maîtrise du domaine et une capacité à innover. En France, les diplômes de master, les diplômes d'ingénieur et les diplômes de grandes écoles correspondent à ce niveau. Vous le rencontrez dans les offres d'emploi cadre, les conventions collectives et les grilles de salaire, où il conditionne souvent l'accès à des postes à responsabilités. Il facilite aussi la mobilité professionnelle au sein de l'Union européenne.
- NIV8
- Le NIV8 correspond au niveau 8 du cadre européen des certifications (CEC). C'est le plus haut niveau de qualification, réservé aux formations doctorales et aux recherches de haut niveau. Il représente environ 4 ans d'études post-master et conduit au titre de docteur. En France, ce niveau concerne environ 70 000 nouveaux docteurs chaque année. Vous le rencontrerez dans les universités, écoles doctorales et organismes de recherche publics ou privés. Le NIV8 est particulièrement valorisé pour les carrières académiques, scientifiques et les postes de recherche et développement.
- RNCP
- Le RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) est une base de données publique qui recense toutes les certifications professionnelles reconnues en France. Géré par France Compétences, il répertorie plus de 13 000 certifications, incluant diplômes, titres et certificats de qualification. Chaque fiche RNCP détaille les compétences requises et les débouchés professionnels. Vous le consulterez lors d'une reconversion, pour valider qu'une formation est officiellement reconnue, ou pour vérifier la pertinence d'un cursus avant candidature.
- VAE
- La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) est un dispositif permettant d'obtenir tout ou partie d'une certification professionnelle sans suivre de formation. Elle reconnaît les compétences développées par l'exercice d'une activité, salariée ou bénévole, sur au moins trois ans. Le candidat constitue un dossier présenté à un jury qui évalue ses acquis. Chaque année, environ 40 000 personnes recourent à la VAE en France. C'est une opportunité particulièrement utile pour les adultes en transition professionnelle ou souhaitant officialiser leur expertise.
Marché
- BMO
- Les Besoins en Main d'Œuvre (BMO) constituent une enquête annuelle réalisée par France Travail auprès des entreprises françaises. Elle mesure les intentions d'embauche, les difficultés de recrutement et les profils recherchés pour l'année à venir. Cette enquête porte sur environ 2 millions d'établissements et permet d'identifier les secteurs et métiers en tension. Les résultats, publiés généralement en début d'année, servent de référence aux demandeurs d'emploi, aux formateurs et aux décideurs publics pour anticiper l'évolution du marché du travail.
- CSP
- La Catégorie Socio-Professionnelle (CSP) est une classification française qui segmente la population active selon le statut et le type de travail. Elle distingue cinq grandes catégories : cadres, professions intermédiaires, employés, ouvriers et agriculteurs exploitants. Créée par l'INSEE, cette grille d'analyse demeure incontournable pour étudier les marchés du travail, les salaires et les mobilités professionnelles. Vous la rencontrerez dans les statistiques officielles, les études RH, les conventions collectives et les analyses de compensation.
- DADS
- La DADS (Déclaration Annuelle de Données Sociales) est un document obligatoire que les employeurs transmettent chaque année à l'administration fiscale et sociale. Elle recense les salaires versés, cotisations sociales et informations sur les salariés. Supprimée en 2017 et remplacée par la DSN (Déclaration Sociale Nominative), la DADS reste une référence historique pour les données salariales. Vous la rencontrez lors de consultations de statistiques sur les revenus professionnels ou dans les dossiers administratifs antérieurs à 2017.
- DSN
- La Déclaration Sociale Nominative (DSN) est un fichier informatisé que les entreprises transmettent mensuellement aux organismes sociaux (Urssaf, caisses de retraite, etc.). Elle remplace progressivement la DADS-U depuis 2013 et centralise l'ensemble des informations sur la paie : salaires, cotisations, heures travaillées. Obligatoire pour tous les employeurs du secteur privé, elle dématérialise les déclarations et simplifie les obligations administratives. Vous la rencontrez si vous gérez la paie ou les ressources humaines dans une entreprise.
- EQTP
- L'EQTP (Équivalent Temps Plein) est une unité de mesure permettant de comparer les salaires et les charges de travail entre des employés ayant des horaires différents. Elle ramène tous les contrats à une base commune de 35 heures hebdomadaires en France. Cet indicateur est essentiel pour analyser les données salariales par secteur, calculer les coûts de masse salariale ou évaluer la productivité. Vous la rencontrerez dans les études d'emploi, les rapports RH et les comparaisons de rémunération entre entreprises.
- Tension recrutement
- La tension recrutement mesure la proportion de projets d'embauche que les employeurs considèrent comme difficiles à pourvoir. Cet indicateur reflète le déséquilibre entre l'offre et la demande de compétences sur le marché du travail. En France, cette tension varie selon les secteurs : elle atteint 40 à 50% dans les services aux entreprises et le bâtiment. Vous rencontrerez ce terme dans les rapports d'études de recrutement, les analyses du marché emploi et les diagnostics sectoriels publiés par Pôle emploi, l'Apec ou les organisations patronales.
Fonction publique
- Bonifications de service
- Les bonifications de service sont des trimestres supplémentaires accordés aux agents de la fonction publique exerçant des métiers dangereux ou pénibles, classés en catégories actives. Ces trimestres s'ajoutent à la durée de cotisation requise pour la retraite. Le calcul applique généralement un coefficient d'1/5e : pour quatre trimestres cotisés, un trimestre supplémentaire est ajouté. Ce dispositif concerne notamment les pompiers, policiers et agents pénitentiaires. Il vise à compenser les conditions de travail difficiles et l'usure professionnelle, permettant un départ à la retraite anticipé.
- Catégorie active
- La catégorie active regroupe les fonctionnaires exerçant des métiers exposés à des risques ou conditions physiquement exigeantes. Ces agents bénéficient d'un régime de retraite avantageux, permettant un départ anticipé jusqu'à cinq ans avant l'âge légal. Cette classification concerne environ 500 000 agents dans la police, les sapeurs-pompiers, les personnels soignants et certains métiers techniques. Vous la rencontrez lors de recrutement dans la fonction publique d'État, territoriale ou hospitalière.
- Catégorie sédentaire
- Une catégorie sédentaire correspond à un cadre d'emploi de la fonction publique regroupant des postes sans obligation de mobilité géographique fréquente. Les agents de cette catégorie exercent leurs fonctions dans un lieu de travail stable et prévisible. Cette classification s'oppose aux catégories actives, notamment dans les corps de police ou pompiers. Les catégories sédentaires relèvent du régime standard avec un âge légal de départ à la retraite aligné sur le droit commun, soit 64 ans en 2026. On les rencontre principalement dans l'administration territoriale, hospitalière et d'État pour les fonctions administratives, techniques ou de gestion.
- Traitement indiciaire
- Le traitement indiciaire est le système de rémunération de la fonction publique française, basé sur deux éléments : l'indice majoré (échelon et grade du fonctionnaire) multiplié par la valeur du point d'indice. En 2026, cette valeur s'élève à environ 4,86 euros. Ce mode de calcul garantit l'égalité salariale entre agents de même niveau. Les fonctionnaires des trois versants (État, territoriale, hospitalière) le rencontrent dès leur prise de poste. Le traitement indiciaire constitue le socle du salaire brut, auquel s'ajoutent primes et indemnités.