Code ROME · B1610

Sertisseur / Sertisseuse en bijouterie ou joaillerie

Ouvriers Salarié·e du privé

Le sertisseur en bijouterie fixe les pierres précieuses sur les montures métalliques : un métier de précision classé ouvrier, rémunéré 2 337 € nets médians, avec 41 % de recrutements jugés difficiles.

💰 Salaire net mensuel EQTP

2 337 € /mois

Ce métier — médiane
2 337 €
Ce métier — P75 (top tiers)
2 960 €
Ensemble France (réf.)
2 180 €

+7 % au-dessus de la médiane française

📊 Score employabilité

61 /100
  • Tension marché 41.2 %difficiles
  • Projets BMO 2026 1 216

🏖️ Pension projetée à 67 ans

1 867 € /mois brut
CNAV 1 290 € AGIRC-ARRCO 577 €

Simulation détaillée par régime →

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formations RNCP

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passerelles reconversion

ROME B1610

référentiel France Travail

Le métier

Fixer une pierre sur une monture sans l'abîmer, maintenir un diamant par la seule déformation contrôlée du métal : c'est l'objet technique du sertissage. Ce geste, répété des centaines de fois par semaine, exige une dextérité manuelle fine et une connaissance précise des matériaux — or, platine, pierres de différentes duretés. Le sertisseur intervient en aval de la conception joaillière, transformant une pièce brute en bijou achevé, prêt à la vente ou à la livraison.

L'activité s'exerce principalement en atelier, sous lumière artificielle contrôlée, souvent penché sur un établi équipé de loupes binoculaires. La posture prolongée et la concentration soutenue caractérisent les conditions de travail quotidiennes. La rémunération nette médiane s'établit à 2 337 € par mois, dans un cadre salarié relevant du régime général de retraite, avec une pension brute projetée aux alentours de 1 867 € à 67 ans — un niveau cohérent avec la classification ouvrière du poste.

Le marché du travail reste tendu : 41 % des projets de recrutement sont signalés comme difficiles, ce qui traduit à la fois une demande soutenue et une rareté des profils formés. Le score d'employabilité, à 60,9 sur 100, reflète un secteur spécialisé aux débouchés stables mais étroits. En cas de reconversion, les compétences gestuelles et la maîtrise des machines de précision ouvrent des passerelles vers des métiers comme bobiniers en électricité, secteur aux logiques manuelles comparables.

Salaire

Le salaire médian net mensuel en équivalent temps plein pour cette catégorie (ouvriers) s'établit à 2 337 € en 2023 selon l'INSEE. Le tiers supérieur dépasse 2 960 €.

Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.

Salaire détaillé par âge et région →

Retraite projetée

Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :

À 67 ans

1 867 €/mois

Taux plein automatique, carrière 43 ans

À l'âge légal

1 631 €/mois

Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois

Carrière longue

1 809 €/mois

Départ 60 ans si début ≤ 18 ans

Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 290 €/mois + AGIRC-ARRCO 577 €/mois.

ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.

Simulation détaillée par régime →

Passerelles de reconversion

Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).

Reconversions latérales — hors famille

Métiers très proches — même famille ROME

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Questions fréquentes

Combien gagne un·e sertisseur / sertisseuse en bijouterie ou joaillerie ?
Le salaire net médian s'élève à 2 337 € par mois. Cette rémunération correspond à un professionnel expérimenté du secteur privé. Les débuts en tant que débutant peuvent être inférieurs, avec progression selon l'ancienneté et la spécialisation.
Quelles études pour devenir sertisseur / sertisseuse en bijouterie ou joaillerie ?
Le métier est accessible après un CAP Bijouterie ou CAP Joaillerie. Une formation en apprentissage ou continue permet d'acquérir les techniques de sertissage. Des formations proposées par les écoles de bijouterie complètent les savoir-faire pratiques indispensables.
Quelle retraite pour un·e sertisseur / sertisseuse en bijouterie ou joaillerie ?
La pension projetée à 67 ans s'élève à 1 867 € brut par mois. Ce montant dépend de la durée de cotisation et du salaire moyen durant la carrière. Le régime de retraite applicable est celui des salariés du secteur privé.
Le marché de l'emploi est-il porteur pour sertisseur / sertisseuse en bijouterie ou joaillerie ?
Le secteur affiche 1 216 projets de recrutement en 2026, mais 41,2 % sont jugés difficiles à pourvoir. L'employabilité est modérée avec un score de 60,9/100, révélant une demande stable mais des difficultés de recrutement.
Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis sertisseur / sertisseuse en bijouterie ou joaillerie ?
La reconversion vers le métier de Bobinier/Bobinière en électricité est envisageable. Cette transition exploite les compétences manuelles et de précision acquises en joaillerie, transférables à l'assemblage de bobines électriques.

Sources

  • Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
  • Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
  • Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
  • Formations : RNCP V4-1 du 2026-05-25, France Compétences — data.gouv.fr
  • Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
  • Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu