Parcours filière · Du bac à la retraite

Chirurgien-dentiste

Le chirurgien-dentiste cumule six années d'études minimum après le bac, exerce le plus souvent en libéral avec un revenu net médian de 3 710 €/mois, et perçoit à 67 ans une pension brute projetée autour de 3 187 €/mois via la CARCDSF.

Voir la fiche métier complète Cadre de santé d'unité de soins ou de service paramédical (ROME J1502) — régime retraite : CARCDSF.

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Études (avant entrée dans la vie active)

18-25 ans · 7 ans

Après un bac général à dominante scientifique, l'accès au métier passe par le PASS ou la L.AS, première année universitaire très sélective. Les candidats admis intègrent ensuite la filière d'odontologie pour cinq années supplémentaires, sanctionnées par le Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire. La sixième année comporte un stage clinique actif en cabinet et une thèse d'exercice. Les étudiants visant une spécialité (orthodontie, chirurgie orale, médecine bucco-dentaire) passent le concours de l'internat en fin de cursus et poursuivent trois à quatre années supplémentaires. La formation est donc d'au moins six ans après le bac, neuf à dix ans pour les spécialistes, avec un coût modéré en université publique.

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Premier emploi (5 premières années)

25-30 ans · 5 ans

Le jeune diplômé exerce rarement seul d'emblée. Les premières années se déroulent le plus souvent en remplacement ou en collaboration libérale au sein d'un cabinet existant : le collaborateur reverse 40 à 50 % de ses honoraires au titulaire en échange de l'usage du plateau technique. Le revenu net se situe entre 2 500 et 3 500 € par mois selon la patientèle confiée et le volume d'actes. Une minorité opte pour le salariat en centre de santé mutualiste ou en clinique, avec une rémunération nette voisine de 3 000 à 3 800 € mensuels mais sans charges de structure. Ces années servent à consolider les gestes cliniques, fidéliser une patientèle et économiser en vue d'une installation.

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Milieu de carrière (30-50 ans)

30-50 ans · 20 ans

C'est la phase d'installation, par rachat de patientèle ou création de cabinet, souvent en SELARL. Le praticien investit dans le plateau technique (fauteuil, radiologie 3D, CFAO) et structure son activité autour d'orientations choisies : implantologie, parodontologie, esthétique ou pédodontie. Le revenu net médian atteint 3 710 €/mois pour un équivalent temps plein, mais les écarts sont marqués selon la zone d'exercice et le mix d'actes : les praticiens orientés implantologie ou prothèse dépassent fréquemment 6 000 € nets mensuels. Beaucoup s'associent à deux ou trois confrères pour mutualiser les charges, qui pèsent 60 à 65 % du chiffre d'affaires. Cette période concentre l'effort de cotisation à la CARCDSF, dont les classes de cotisation conditionnent la future pension.

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Fin de carrière (50-62 ans)

50-62 ans · 12 ans

Après vingt ans de pratique, la fatigue posturale et visuelle se fait sentir : troubles musculo-squelettiques cervicaux et lombaires, tendinites du poignet. Beaucoup réduisent à quatre jours par semaine, délèguent les actes les plus exigeants à un collaborateur et réorientent leur activité vers la consultation, le diagnostic et la prothèse. C'est aussi la période où l'on prépare la transmission du cabinet : valorisation de la patientèle (souvent 40 à 60 % du chiffre d'affaires annuel), recherche d'un repreneur, mise en société. Les revenus restent élevés, généralement supérieurs à 4 000 € nets mensuels, ce qui permet de capitaliser via l'assurance-vie, le PER ou l'immobilier locatif pour compléter une pension qui ne couvrira qu'une partie du train de vie.

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Retraite (à partir de 62-67 ans)

62-90+ ans · 28 ans

Le chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF, qui combine un régime de base aligné sur celui des libéraux, un régime complémentaire propre et le régime des praticiens conventionnés (PCV) financé en partie par l'Assurance maladie. À 67 ans, taux plein automatique, la pension brute projetée s'établit autour de 3 187 €/mois, soit environ 2 850 € nets après prélèvements sociaux. Le cumul emploi-retraite est très répandu dans la profession : nombreux sont ceux qui poursuivent une activité réduite quelques jours par semaine, en remplacement ou en expertise, avec depuis 2023 la possibilité de générer de nouveaux droits. La cession du cabinet apporte par ailleurs un capital ponctuel de 150 000 à 400 000 € selon la localisation.

Synthèse

Sur 40 ans de carrière, un chirurgien-dentiste cotise environ 600 000 à 750 000 € tous régimes confondus auprès de la CARCDSF ; il en récupère grossièrement l'équivalent au bout de 18 à 20 années de retraite, soit vers 85-87 ans.