Code ROME · I1503

Technicien / Technicienne en risques technologiques

Ouvriers Salarié·e du privé

Rattaché au secteur privé, ce technicien évalue et prévient les risques industriels et environnementaux pour un salaire net médian de 2 337 € mensuels, avec une pension brute projetée à 1 867 € à 67 ans.

Salaire net mensuel EQTP

2 337 € /mois

Ce métier — médiane
2 337 €
Ce métier — P75 (top tiers)
2 960 €
Ensemble France (réf.)
2 180 €

+7 % au-dessus de la médiane française

Score employabilité

  • Tension marché — %difficiles
  • Projets BMO 2026

Pension projetée à 67 ans

1 867 € /mois brut
CNAV 1 290 € AGIRC-ARRCO 577 €

Simulation détaillée par régime →

30

formations RNCP

11

passerelles reconversion

ROME I1503

référentiel France Travail

Le métier

Identifier les dangers, analyser les défaillances potentielles, proposer des mesures correctives : telle est la mission centrale de ce professionnel qui intervient au cœur des installations industrielles, chimiques ou énergétiques. Son rôle consiste à anticiper les accidents technologiques — incendies, explosions, pollutions accidentelles — en appliquant des méthodes d'analyse de risques reconnues. Il travaille en lien étroit avec les équipes de production, les services HSE et les autorités réglementaires, garantissant la conformité des sites aux exigences légales en matière de sécurité.

Classé en catégorie socioprofessionnelle des ouvriers, ce poste s'exerce principalement dans le cadre du régime salarié privé. La rémunération nette médiane atteint 2 337 € par mois, un niveau cohérent avec des fonctions techniques spécialisées nécessitant rigueur et connaissances réglementaires. L'environnement de travail est souvent industriel — sites Seveso, raffineries, usines de traitement — impliquant des conditions de terrain variables, des astreintes possibles et une vigilance permanente aux évolutions normatives européennes et nationales.

Les données de tension du marché et d'employabilité ne font pas l'objet d'une mesure consolidée pour ce code ROME, ce qui rend difficile toute projection sur la demande en recrutement. Les évolutions possibles s'orientent vers des fonctions d'inspection, de coordination HSE ou d'audit industriel. Une reconversion latérale vers le métier de technicien coloriste en industrie reste envisageable, deux profils qui partagent une culture du protocole, du contrôle qualité et des normes de sécurité applicables aux processus de fabrication.

Accès à l'emploi

Ce métier est accessible avec un diplôme de niveau CAP/BEP à Bac+2 (BTS/DUT) dans le secteur technique de l'entreprise (BTP, radioprotection, chimie, assainissement, ...). Une habilitation ou une certification liée à la nature du contaminant (rayon ionisant, amiante, élément chimique, bactériologique, ...) est obligatoire. Une aptitude médicale renouvelable périodiquement et des vaccinations (leptospirose, hépatite, ...) prévues par le Code de Santé Publique sont exigées. Un ou plusieurs Certificat(s) d'Aptitude à la Conduite En Sécurité -CACES- conditionné(s) par une aptitude médicale à renouveler périodiquement peu(vent)t être requis.

Compétences du métier

Le répertoire ROME 4.0 recense 75 compétences pour ce métier (savoir-faire, savoir-être professionnels et savoirs).

Savoir-faire

Management 1
  • Animer, coordonner une équipe
Production, Fabrication 3
  • Démonter des équipements ou matériaux contaminés
  • Réaliser une intervention nécessitant une habilitation
  • Superviser les opérations de soudage en respectant les normes de sécurité
Construction 3
  • Monter ou démonter un échafaudage
  • Réaliser la pose et la dépose d'échafaudage ou de calorifuge
  • Réaliser le montage et la mise en place de protections collectives (écran, sas, paroi, ...)
Maintenance, Réparation 3
  • Contrôler la conformité d'un équipement, d'une machine, d'une installation cœur de métier
  • Contrôler une zone sensible
  • Définir une zone de stockage
Prévention des risques 4
  • Anticiper des dangers, problèmes ou besoins matériels et techniques
  • Délimiter un périmètre de sécurité
  • Limiter les risques de propagation de pollution ou d'accident cœur de métier
  • Relever les mesures et détecter les atteintes ou dépassement de seuil de contamination, de toxicité ou de pollution cœur de métier
Gestion des stocks 3
  • Définir des conditions de stockage
  • Manipuler un engin de manutention ou de chantier
  • Réaliser l'étiquetage de produits
Logistique 1
  • Réaliser la préparation logistique des matériels et des équipements d'intervention cœur de métier
Protection des personnes et de l'environnement 3
  • Evacuer des déchets sensibles
  • Récupérer et reconditionner les agents pollueurs et matériaux contaminés cœur de métier
  • Réduire l'empreinte environnementale de son activité
Communication 1
  • Favoriser un environnement de travail collaboratif
Organisation 1
  • Respecter les règles de Qualité, Hygiène, Sécurité, Santé et Environnement (QHSSE) cœur de métier

Savoir-être professionnels

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve d'autonomie
  • Faire preuve de rigueur et de précision

Savoirs et connaissances

Produits, outils et matières 4
  • Utilisation de matériel de nettoyage cœur de métier
  • Utilisation de matériel de pompage cœur de métier
  • Utilisation de matériel de contrôle et mesure cœur de métier
  • Caractéristiques du matériel de décontamination cœur de métier
Certifications et habilitations 28
  • Tracteur et petits engins de chantiers mobiles (CACES R 372-1)
  • Chariots porteurs (capacité de charge < ou = à 2 tonnes) (CACES R 489-2A) - Depuis le 01/01/2020
  • PEMP du groupe A (CACES R 486-A) - Depuis le 01/01/2020
  • Habilitation Socle Commun Nucléaire niveau 1 (SCN1)
  • Habilitation Radioprotection niveau 1 (RP1)
  • Habilitation Socle Commun Nucléaire niveau 2 (SCN2)
  • Habilitation Complément Sûreté Qualité (CSQ)
  • Chariots frontaux en porte-à-faux (capacité nominale < ou = à 6 tonnes) (CACES R 489-3) - Depuis le 01/01/2020
  • Habilitations électriques de travaux hors tension
  • Chariots tracteurs (capacité de traction < ou = à 25 tonnes) (CACES R 489-2B) - Depuis le 01/01/2020
  • Conduite hors production des PEMP des types 1 et 3 (CACES R 486-C) - Depuis le 01/01/2020
  • Ponts roulants et portiques à commande en cabine (CACES R 484-2) - Depuis le 01/01/2020
  • PEMP du groupe B (CACES R 486-B) - Depuis le 01/01/2020
  • CACES R408 échafaudages de pied
  • Engins compacts (CACES R 482-A) - Depuis le 01/01/2020
  • Ponts roulants (CACES R 318)
  • Chariots tracteurs et à plateau porteur de capacité inférieure à 6 000 kg (CACES R 389-2)
  • Plates-formes élévatrices mobiles de personnes ou PEMP (CACES R 386)
  • Ponts roulants et portiques à commande au sol (CACES R 484-1) - Depuis le 01/01/2020
  • Chariots élévateurs en porte-à-faux de capacité inférieure ou égale à 6000 kg (CACES R 389-3)
  • Engins de manutention, chariot de chantier (CACES R 372-9)
  • Habilitation Radioprotection niveau 2 (RP2)
  • CACES R482 catégorie F - Engins de chantier
  • Habilitation Dépollution pyrotechnique
  • Respect des normes de sécurité en soudure
  • Habilitations électriques de travaux sous tension
  • CACES R484 catégorie 1 - Pont roulant et portique
  • Plates-formes élévatrices mobiles de personnel (CACES R 486) - Depuis le 01/01/2020
Domaines d'expertise 4
  • Radioprotection cœur de métier
  • Génie civil
  • Atomiques et chimiques
  • Electromécanique cœur de métier
Normes et procédés 9
  • Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRT)
  • Méthodes d'assainissement radioactif, chimique et bactériologique cœur de métier
  • Maintenance des équipements de chantier cœur de métier
  • Gestion des déchets nucléaires cœur de métier
  • Veille technologique en métrologie cœur de métier
  • Réglementation du transport de matières et produits dangereux
  • Procédures d'entretien des équipements de décontamination cœur de métier
  • Codes et symboles cœur de métier
  • Modalités de stockage d'agents pollueurs ou de matériaux pollués
Techniques professionnelles 4
  • Techniques de démantèlement
  • Techniques d'étalonnage cœur de métier
  • Techniques de confinement
  • Techniques de calorifugeage

Combien gagne un technicien en risques technologiques ?

Un technicien en risques technologiques gagne un salaire médian de 2 337 € net par mois (équivalent temps plein, INSEE 2023, catégorie ouvriers). Le tiers supérieur dépasse 2 960 €.

Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.

Salaire détaillé par âge et région →

Qui exerce ce métier ?

D'après l'enquête Emploi (Dares, moyenne 2023-2025), la famille professionnelle de ce métier compte 6,6 % de femmes, 34,2 % de 50 ans ou plus, et 5 % de temps partiel. Par ailleurs, 15,1 % des personnes en poste n'ont aucun diplôme (ou seulement le brevet) — un indicateur concret de l'accessibilité réelle du métier, au-delà des prérequis théoriques.

Avec plus de 34 % de seniors, ce métier connaîtra d'importants départs en retraite dans la décennie — un facteur favorable pour l'insertion et la reconversion, y compris après 40 ou 50 ans.

Ce métier en 2030

Selon les projections France Stratégie–Dares (« Les Métiers en 2030 », scénario de référence), la famille professionnelle « Techniciens et AM de la maintenance » offrira environ 161 099 postes à pourvoir entre 2019 et 2030 : 113 397 départs en fin de carrière et 47 702 créations nettes d'emploi.

Projections nationales par famille professionnelle (FAP), pas par fiche ROME individuelle. Source : Les Métiers en 2030, Dares / France Stratégie.

Formations qui mènent à ce métier

30 certifications RNCP actives identifiées par France Compétences, du niveau CAP (NIV3) au doctorat (NIV8).

Voir les 30 formations →

Retraite projetée

Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :

À 67 ans

1 867 €/mois

Taux plein automatique, carrière 43 ans

À l'âge légal

1 631 €/mois

Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois

Carrière longue

1 809 €/mois

Départ 60 ans si début ≤ 18 ans

Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 1 290 €/mois + AGIRC-ARRCO 577 €/mois.

ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.

Simulation détaillée par régime →

Passerelles de reconversion

Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).

Reconversions latérales — hors famille

Métiers très proches — même famille ROME

Toutes les passerelles →

Questions fréquentes

Combien gagne un·e technicien / technicienne en risques technologiques ?
Le salaire net médian s'établit à 2337 € par mois. Cette rémunération correspond à un professionnel en secteur privé, exerçant des fonctions de prévention et de gestion des risques dans l'environnement technologique et industriel.
Quelles études pour devenir technicien / technicienne en risques technologiques ?
35 certifications RNCP actives mènent à ce métier. La liste détaillée, par niveau de diplôme, figure sur la page Formations.
Quelle retraite pour un·e technicien / technicienne en risques technologiques ?
Avec le régime des salariés du privé, la pension projetée à 67 ans est estimée à 1867 € brut mensuel. Ce calcul se base sur une carrière complète et les conditions actuelles du système de retraite par répartition.
Le marché de l'emploi est-il porteur pour technicien / technicienne en risques technologiques ?
Les données de tension et de volume de projets ne sont pas disponibles actuellement pour ce métier. Nous vous recommandons de consulter directement les observatoires régionaux ou sectoriels pour évaluer l'emploi dans votre zone.
Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis technicien / technicienne en risques technologiques ?
Le métier de technicien / technicienne coloriste en industrie représente une opportunité de reconversion pertinente. Cette transition exploite les compétences techniques acquises et l'expérience du secteur industriel.

Mobilités professionnelles selon ROME

Évolutions reconnues par France Travail.

  • {"rome_cible":"I1501 - Cordiste","code_org_rome_cible":322,"ordre_mobilite":1}
  • {"rome_cible":"I1304 - Technicien / Technicienne de maintenance industrielle","c
  • {"rome_cible":"I1203 - Agent / Agente d'entretien du bâtiment","code_org_rome_ci
  • {"rome_cible":"F1502 - Monteur / Monteuse en structures métalliques","code_org_r
  • {"rome_cible":"F1709 - Démolisseur / Démolisseuse","code_org_rome_cible":404038,
  • {"rome_cible":"N1104 - Pontier / Pontière","code_org_rome_cible":503,"ordre_mobi
  • {"rome_cible":"H1303 - Technicien / Technicienne en Hygiène, Sécurité, Environne
  • {"rome_cible":"K2305 - Agent / Agente de désinsectisation","code_org_rome_cible"

Sources

  • Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
  • Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
  • Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
  • Formations : RNCP V4-1 (mai 2026), France Compétences — data.gouv.fr
  • Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
  • Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu