Code ROME · F1116

Ingénieur / Ingénieure démantèlement nucléaire

Cadres Salarié·e du privé

Cadre technique spécialisé dans la mise à l'arrêt définitive des installations nucléaires, ce profil affiche un salaire net médian de 3 710 € et une pension projetée de 3 187 €, dans un secteur où 63 % des recrutements sont jugés difficiles.

Salaire net mensuel EQTP

3 710 € /mois

Ce métier — médiane
3 710 €
Ce métier — P75 (top tiers)
5 030 €
Ensemble France (réf.)
2 180 €

+70 % au-dessus de la médiane française

Score employabilité

81 /100
  • Tension marché 62.9 %difficiles
  • Projets BMO 2026 1 424

Pension projetée à 67 ans

3 187 € /mois brut
CNAV 2 003 € AGIRC-ARRCO 1 184 €

Simulation détaillée par régime →

0

formations RNCP

11

passerelles reconversion

ROME F1116

référentiel France Travail

Le métier

Piloter la déconstruction d'une centrale ou d'une installation nucléaire en fin de vie, c'est orchestrer des opérations industrielles d'une complexité peu commune : gestion des déchets radioactifs, conformité réglementaire permanente, coordination de sous-traitants spécialisés et surveillance dosimétrique des équipes. L'ingénieur en démantèlement traduit les contraintes de sûreté en plannings opérationnels, en interface constante avec l'Autorité de sûreté nucléaire et les exploitants comme EDF ou le CEA.

Le travail s'exerce principalement sur site — en centrale, laboratoire ou installation de traitement — dans des zones à accès réglementé, souvent en horaires contraints et sous équipements de protection. La rémunération nette médiane s'établit à 3 710 € mensuels, positionnant ce profil dans le haut du salariat cadre. L'ancienneté et la spécialisation sectorielle jouent fortement sur les grilles, notamment dans les grands groupes de l'énergie et leurs filiales techniques.

Le marché du travail est structurellement tendu : 62,9 % des projets de recrutement sont déclarés difficiles, reflet d'une pénurie de profils formés à la double expertise nucléaire et gestion de projet. Le parc français vieillissant et le programme européen de déconstruction entretiennent une demande soutenue à horizon 2040. En reconversion latérale, les compétences en gestion de risques et environnements contraints ouvrent des passerelles vers des secteurs aussi éloignés que les métiers de la défense ou de la sécurité industrielle.

Accès à l'emploi

Cet emploi est accessible avec un Diplôme d'Ingénieur en Génie nucléaire ou un Master en Physique nucléaire. Une Certification en Radioprotection est obligatoire pour exercer ce métier en France.

Compétences du métier

Le répertoire ROME 4.0 recense 51 compétences pour ce métier (savoir-faire, savoir-être professionnels et savoirs).

Savoir-faire

Management 1
  • Coordonner l'intervention d'équipes pluridisciplinaires
Recherche, Innovation 1
  • Innover dans les techniques de démantèlement cœur de métier
Data et Nouvelles technologies 1
  • Analyser les données de fonctionnement d'une installation nucléaire
Conception 1
  • Elaborer des plans de démantèlement des installations nucléaires, en tenant compte des aspects techniques et réglementaires cœur de métier
Production, Fabrication 1
  • Optimiser les procédures de démantèlement cœur de métier
Maintenance, Réparation 1
  • Assurer la conformité réglementaire en radioprotection cœur de métier
Prévention des risques 6
  • Analyser les risques de contamination cœur de métier
  • Développer des stratégies de gestion des risques
  • Implémenter des technologies de réduction de radiation
  • Superviser les travaux de démantèlement sur site : démontage des structures, assainissement des sols et décontamination des équipements cœur de métier
  • Superviser les équipes sur le terrain
  • Surveiller le respect des normes de sécurité cœur de métier
Gestion administrative et comptable 1
  • Rédiger des rapports détaillés sur les interventions effectuées
Gestion et contrôle 1
  • Elaborer, suivre et piloter un budget
Droit, contentieux et négociation 1
  • Assurer le respect des normes légales et réglementaires cœur de métier
Protection des personnes et de l'environnement 2
  • Piloter le tri des matériaux lors des phases de démolition cœur de métier
  • Proposer des solutions pour minimiser les déchets
Communication 1
  • Assurer un rôle d'interface entre les différents services de l'entreprise
Organisation 3
  • Agir rapidement en cas d'incident
  • Gérer la documentation technique et réglementaire
  • Respecter les normes internationales de sûreté nucléaire

Savoir-être professionnels

  • Avoir l'esprit d'équipe
  • Faire preuve de leadership
  • Organiser son travail selon les priorités et les objectifs

Savoirs et connaissances

Produits, outils et matières 1
  • Utilisation d'équipement de protection et de sécurité
Certifications et habilitations 10
  • Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l'institut national des sciences et techniques nucléaires
  • Certificat de formation de personne compétente en radioprotection de niveau 1 secteur rayonnements d'origine naturelle
  • Certificat de formation de personne compétente en radioprotection de niveau 2 secteur médical option sources non scellées
  • Master mention ingénierie nucléaire
  • Ingénieur diplômé du conservatoire national des arts et métiers spécialité génie nucléaire
  • Certificat de formation de personne compétente en radioprotection de niveau 2 secteur industrie option sources non scellées
  • Ingénieur diplômé du conservatoire national des arts et métiers spécialité génie nucléaire en convention avec le CESI
  • Ingénieur diplômé de l'école nationale supérieure des mines de Saint-Etienne de l'institut Mines-Télécom spécialité génie nucléaire en convention avec l'Institut national des sciences et techniques nucléaires
  • Certificat de formation de personne compétente en radioprotection de niveau 2 secteur industrie option nucléaire
  • Certificat de formation de personne compétente en radioprotection de niveau 1 secteur rayonnements d'origine artificielle
Domaines d'expertise 7
  • Gestion des sous-traitants
  • Physique nucléaire
  • Ethique professionnelle en environnement nucléaire
  • Radioprotection
  • Modélisation 3D
  • Communication technique
  • Gestion de projets de démantèlement
Normes et procédés 5
  • Evaluation des risques nucléaires
  • Procédures de décontamination
  • Normes de sécurité nucléaire
  • Documentation technique des équipements
  • Cadre réglementaire environnemental
Techniques professionnelles 4
  • Techniques de découpe de matériaux radioactifs
  • Techniques de démantèlement
  • Maintenance de systèmes de ventilation nucléaire
  • Gestion des déchets radioactifs

Combien gagne un ingénieur démantèlement nucléaire ?

Un ingénieur démantèlement nucléaire gagne un salaire médian de 3 710 € net par mois (équivalent temps plein, INSEE 2023, catégorie cadres). Le tiers supérieur dépasse 5 030 €.

Note : INSEE produit ses statistiques par CSP (catégorie socio-professionnelle), pas directement par ROME. Le salaire affiché est la médiane de la CSP majoritaire identifiée pour ce métier. Pour un chiffre plus précis, consultez l'outil interactif INSEE Salaires par profession.

Salaire détaillé par âge et région →

Tension de recrutement

En 2026, la famille professionnelle de ce métier compte 1 424 projets de recrutement, dont 63 % jugés difficiles par les employeurs (moyenne France : 43 %), selon l'enquête Besoins en Main-d'Œuvre de France Travail.

Tension détaillée par région →

Retraite projetée

Pour cette profession, le régime applicable est : Salarié·e du privé. Selon les paramètres officiels 2026 et pour une carrière complète à salaire constant (génération de référence : 1980), la pension brute mensuelle projetée varie selon l'âge de départ :

À 67 ans

3 187 €/mois

Taux plein automatique, carrière 43 ans

À l'âge légal

2 806 €/mois

Départ à l'âge légal 62 ans 9 mois

Carrière longue

3 069 €/mois

Départ 60 ans si début ≤ 18 ans

Décomposition (scénario 67 ans) : CNAV 2 003 €/mois + AGIRC-ARRCO 1 184 €/mois.

ⓘ Projection informative. Précision indicative ±10-15 %. Ne se substitue pas à un relevé officiel sur info-retraite.fr.

Simulation détaillée par régime →

Passerelles de reconversion

Métiers les plus proches en termes de compétences ESCO (similarité cosinus sur 13 939 skills européens).

Reconversions latérales — hors famille

Métiers très proches — même famille ROME

Toutes les passerelles →

Questions fréquentes

Combien gagne un·e ingénieur / ingénieure démantèlement nucléaire ?
Le salaire net médian est de 3 710 €/mois. Cette rémunération correspond à des postes d'ingénieur confirmé dans le secteur du nucléaire civil, caractérisé par des responsabilités techniques et sécuritaires importantes.
Quelles études pour devenir ingénieur / ingénieure démantèlement nucléaire ?
Aucune formation RNCP spécifique n'est actuellement enregistrée pour ce métier. Vous devez suivre un cursus d'ingénieur généraliste ou spécialisé en génie civil, nucléaire ou mécanique, complété par une expérience en démantèlement ou dans le secteur nucléaire.
Quelle retraite pour un·e ingénieur / ingénieure démantèlement nucléaire ?
La pension projetée à 67 ans s'élève à 3 187 €/mois brut, calculée selon le régime des salariés du secteur privé. Cette retraite représente environ 86 % du salaire net actuel.
Le marché de l'emploi est-il porteur pour ingénieur / ingénieure démantèlement nucléaire ?
Oui, avec un score d'employabilité de 81,3/100 et 1 424 projets prévus en 2026. Toutefois, 62,9 % de ces projets présentent des difficultés, reflétant la complexité technique et réglementaire du secteur.
Vers quel métier peut-on se reconvertir depuis ingénieur / ingénieure démantèlement nucléaire ?
La reconversion principale identifiée est vers le métier de Combattant / Combattante en milieu terrestre. D'autres transitions vers des postes d'ingénieur dans d'autres secteurs (BTP, défense, infrastructure) restent possibles.

Mobilités professionnelles selon ROME

Évolutions reconnues par France Travail.

  • {"rome_cible":"F1106 - Ingénieur / Ingénieure d'études de prix BTP","code_org_ro
  • {"rome_cible":"F1111 - Ingénieur / Ingénieure génie civil","code_org_rome_cible"
  • {"rome_cible":"F1112 - Ingénieur / Ingénieure calcul et structure","code_org_rom
  • {"rome_cible":"F1122 - Ingénieur / Ingénieure Chantier nucléaire","code_org_rome
  • {"rome_cible":"H1206 - Ingénieur / Ingénieure R&D en industrie","code_org_rome_c
  • {"rome_cible":"H1402 - Ingénieur / Ingénieure méthodes et process","code_org_rom
  • {"rome_cible":"M1402 - Responsable en organisation en entreprise","code_org_rome
  • {"rome_cible":"M1846 - Ingénieur / Ingénieure Cybersécurité Datacenter","code_or

Sources

  • Description du métier : ROME 4.0 v60 (septembre 2025), France Travail — data.gouv.fr
  • Salaire médian par CSP : INSEE Première n° 2079 (octobre 2025), "Les salaires dans le secteur privé en 2024" — insee.fr
  • Tension du marché : Enquête BMO 2026, France Travail — statistiques.francetravail.org
  • Formations : RNCP V4-1 (mai 2026), France Compétences — data.gouv.fr
  • Paramètres retraite 2026 : Arrêté PASS 22/12/2025, Circulaire CNAV 2026-07, AGIRC-ARRCO, CARMF, ERAFP, MSA, données officielles.
  • Compétences ESCO : ESCO v1.2.1, Commission européenne — esco.ec.europa.eu